SOLAIRE THERMIQUE

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4.2.4.14. Le fluide caloporteur
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Pour les applications basse température, on utilise généralement des mélanges eau/glycol pour protéger l'installation du gel. Lorsqu'on utilise un échangeur simple paroi, ce qui est habituellement le cas, l'antigel doit être de "qualité alimentaire" afin d'éviter tout risque d'empoisonnement en cas de fuite au niveau de la paroi d'échange. C'est pourquoi le monopropylène est employé.
Les mélanges caloporteurs préfabriqués par l'industrie chimique comportent également des inhibiteurs de corrosion afin de prévenir l'oxydation des métaux les moins résistants du circuit primaire.

Conditions à remplir :
- Protection antigel
- Stabilité à haute température (stagnation)
- Protection anticorrosion
- Utilisable avec matériaux courants
- Chaleur spécifique et conductivité élevées
- Non-toxicité, faible impact sur environnement
- Basse viscosité (consommation des pompes)
- Prix réduit, disponibilité

Compte tenu de son prix, et du fait qu'il est interdit de l'évacuer à l'égout, tous les rejets sont recueillis dans un réservoir qui sert également au remplissage et à la mise en pression au moyen d'une pompe spécifique.

En aucun cas il ne doit exister de liaison entre le réseau d'eau froide et le réseau glycolée permettant un remplissage, car ce montage présente un gros risque de baisse de la teneur en antigel et de gel de l'installation.

Les systèmes autovidangeables (drain back)

Les systèmes auto vidangeables évitent l'utilisation d'antigel dans le circuit primaire, et permettent de se passer de certains composants (vase d'expansion, soupape de sécurité).
Par contre, ils nécessitent des circulateurs plus puissants capables de remettre en charge le circuit lorsqu'il est vide. Ils permettent également de résoudre le problème de la surchauffe estivale. Par ailleurs, leur mise en œuvre est plus délicate : les tuyaux doivent absolument avoir une pente descendante, sans aucun point haut, du capteur jusqu'au réservoir de réception du fluide.
Enfin, ces systèmes montent moins en haut en température, sauf le capteur qui est plus souvent en stagnation que dans un système sous pression, ce qui laisse craindre une dégradation plus rapide du revêtement sélectif de l'absorbeur.

 

Thomas Letz - INES Education - Savoie Technolac - BP258 - F73375 Le Bourget du Lac -Novembre 2007

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