|
Pour les applications basse température, on utilise généralement des mélanges
eau/glycol pour protéger l'installation du gel. Lorsqu'on utilise un échangeur
simple paroi, ce qui est habituellement le cas, l'antigel doit être de
"qualité alimentaire" afin d'éviter tout risque d'empoisonnement en cas
de fuite au niveau de la paroi d'échange. C'est pourquoi le monopropylène
est employé.
Les mélanges caloporteurs préfabriqués par l'industrie chimique comportent
également des inhibiteurs de corrosion afin de prévenir l'oxydation des
métaux les moins résistants du circuit primaire.
Conditions à remplir :
- Protection antigel
- Stabilité à haute température (stagnation)
- Protection anticorrosion
- Utilisable avec matériaux courants
- Chaleur spécifique et conductivité élevées
- Non-toxicité, faible impact sur environnement
- Basse viscosité (consommation des pompes)
- Prix réduit, disponibilité
Compte tenu de son prix, et du fait qu'il est interdit de l'évacuer à
l'égout, tous les rejets sont recueillis dans un réservoir qui sert également
au remplissage et à la mise en pression au moyen d'une pompe spécifique.
En aucun cas il ne doit exister de liaison entre le réseau d'eau froide
et le réseau glycolée permettant un remplissage, car ce montage présente
un gros risque de baisse de la teneur en antigel et de gel de l'installation.
Les systèmes autovidangeables (drain back)
Les systèmes auto vidangeables évitent l'utilisation d'antigel dans
le circuit primaire, et permettent de se passer de certains composants
(vase d'expansion, soupape de sécurité).
Par contre, ils nécessitent des circulateurs plus puissants capables
de remettre en charge le circuit lorsqu'il est vide. Ils permettent
également de résoudre le problème de la surchauffe estivale. Par ailleurs,
leur mise en œuvre est plus délicate : les tuyaux doivent absolument
avoir une pente descendante, sans aucun point haut, du capteur jusqu'au
réservoir de réception du fluide.
Enfin, ces systèmes montent moins en haut en température, sauf le
capteur qui est plus souvent en stagnation que dans un système sous
pression, ce qui laisse craindre une dégradation plus rapide du revêtement
sélectif de l'absorbeur. |
|
|